Artikel aus dem NF:
Les dirigeants du HC Sierre et du HC Red Ice veulent mettre un terme à l'esprit de clocher qui règne dans le hockey valaisan. Ils proposent la fusion et une nouvelle entité.
C'est un symbole fort, un véritable clin d'oeil. C'est au Relais du... Valais, à mi-distance entre Sierre et Martigny, que les dirigeants des deux clubs ont présenté leur projet de fusion. Sous réserve du vote favorable des actionnaires du HC Sierre - le 20 mars, lors de l'assemblée générale -, le HC Red Ice et le HC Sierre ne feront plus qu'un, dans quelques jours: le HC Red Ice Valais. Ainsi, pour la première fois dans l'histoire du hockey valaisan, deux clubs d'importance cesseront de se crêper le chignon pour ne former plus qu'une seule et même entité.
Pourquoi fusionner?: les dirigeants des deux clubs ont pris conscience de leurs difficultés actuelles respectives et de l'avenir incertain de trois équipes valaisannes en LNB. Partant de ces divers constats, ils ont estimé qu'il valait mieux réunir leurs forces. "Le bassin économique en Valais est trop petit pour permettre à autant de clubs de vivre sereinement" , commentent-ils. "A nous deux, c'est 4 millions qu'il faut réunir chaque année. Et surtout, en étant trois dans une si petite région, il n'est pas possible de viser un jour la LNA. La logique nous amène donc à envisager la fusion."
Le projet est soutenu par les dirigeants actuels des deux clubs, les trois anciens administrateurs du HC Sierre - Jean-Daniel Epiney, Alain Schoepf et Gerold Cina - et, surtout, par les investisseurs russes du HC Red Ice qui paraissent bien être les instigateurs de cette fusion. Les actions de la nouvelle entité seront détenues à hauteur de 30% par le HC Sierre, 30% par le HC Red Ice et 40% par les investisseurs russes. "Ainsi, la majorité des actions reste en mains valaisannes" , relève Vincent Maret, administrateur du club bas-valaisan. Sierre et Red Ice amèneront dans cette nouvelle entité les licences des joueurs actifs, ainsi que celles des juniors élites et des juniors top. Chaque club garde son autonomie au niveau des mouvements juniors respectifs. Ainsi, la convention qui lie Sierre et Viège avec les novices n'est pas remise en question.
Le nom: la fusion déboucherait donc sur le HC Red Ice Valais SA. La dénomination ne risque-t-elle pas de heurter les actionnaires du HC Sierre? "Elle n'intègre le nom ni de Sierre, ni de Martigny" , fait remarquer Vincent Maret. "C'est un terme neutre." Reste qu'elle pourrait heurter les Sierrois, lesquels seront appelés à accepter ou refuser ce projet. "Le monde change" , estime Jean-Daniel Epiney, président du HC Sierre. "Il faut afficher davantage d'ouverture. Et si certains ne veulent pas comprendre, ils n'ont plus rien à faire autour d'un stade. Que veut le public? Deux équipes qui peinent en fond de classement ou un club qui joue les premiers rôles?" Et quand on fait remarquer à l'ancien dirigeant qu'à l'époque, Sierre avait refusé la proposition russe, celui-ci rétorque "qu'ils voulaient être majoritaires, ce que nous ne pouvions accepter."
Les matches: ils se dérouleront en alternance, un tour complet à Sierre, le suivant à Martigny, aussi longtemps que le HC Red Ice Valais ne bénéficiera pas de sa propre infrastructure.
La patinoire: aussi bien Graben que le Forum ne constituent des solutions d'avenir. Les investisseurs russes en sont bien conscients, qui projettent toujours d'offrir au Valais une nouvelle patinoire. "Notre projet de nouvelle enceinte multifonctionnelle est toujours d'actualité" , assure Andrey Nazhes- kin, le représentant de la société Hockey Management des investisseurs russes. "Son lieu? Je n'en sais encore rien. Nous avons toutefois besoin d'une patinoire qui pourrait être financée par un partenariat privé - public et qui permettrait de générer des revenus." Le Valais n'est-il pas déjà très bien pourvu en centres commerciaux, des partenaires souvent associés aux stades modernes? "Non, il y a encore des zones à exploiter (ndlr.: Riddes, peut-être?)", assure le représentant des Russes. "Le délai? A moyen terme, je ne peux pas être plus précis."
Le budget: il s'élèverait entre 2,5 et 2,6 millions pour la saison régulière, un budget conforme à celui du HC Sierre ces dernières années. "Il pourra être augmenté au fil des années tout en restant en phase avec la réalité économique du canton", précisent les dirigeants. Les investisseurs russes continueraient évidemment de soutenir le club sans, toutefois, augmenter massivement leur apport.
Les ambitions: à court terme, Red Ice vise toujours le titre national en première ligue ainsi que sa promotion en LNB. "A moyen terme, nous ambitionnons de jouer les premiers rôles en LNB. Le but ultime, bien évidemment, c'est la LNA. Maintenant, il y a un pas entre notre volonté et la réussite de ce projet."
Les structures: le conseil d'administration serait composé de onze administrateurs: trois délégués du HC Red Ice, trois du HC Sierre - certains anciens administrateurs restent à disposition - et cinq nommés par les investisseurs. Une présidence à deux têtes serait assurée durant les premières années. Parallèlement, l'engagement d'un directeur général figure parmi les priorités. "Nous avons une idée de ce que nous voulons sans pouvoir encore vous donner un nom. De toute façon, nous tenons à professionnaliser les structures, là où nous avions un gros retard."
Le calendrier: dans un premier temps, les actionnaires du HC Sierre devront opter pour l'un des deux projets: la fusion évoquée ci-dessus et la solution Silvio Caldelari lors de l'assemblée générale, le 20 mars prochain. Après quoi, ce sont les actionnaires du HC Red Ice qui devront se prononcer. Une formalité puisque les investisseurs russes sont largement majoritaires... Enfin, ce sont les sociétaires de la ligue nationale qui devront accepter cette nouvelle entité, le 28 mars. "Nous l'avons présentée à la ligue nationale qui l'a acceptée et qui la soutiendra lors de la prochaine assemblée des sociétaires."
La décision appartient donc bien aux actionnaires du HC Sierre. "Je suis confiant" , affirme Jean-Daniel Epiney. "J'ai fait le tour des principaux actionnaires qui sont également des acteurs économiques importants. Je ne doute pas qu'ils opteront pour ce projet, le plus réaliste si l'on veut toujours d'un club compétitif dans le Valais romand."
_________________________
Und wenn ihr lesen könnt, dann seht euch an,
was auf unsern Fahnen steht:
Bis zum bitteren Ende wollen wir den Weg mitgehen.